Buste

Jules César

Scanné a partir du buste original puis imprimé en 3D nous moulons ces bustes à base de poudre de marbre et de poussière des baux de la carrière de Sarragan aux Baux de Provence

Grande Qualité

Fabriqué à la main en poudre de marbre et en pierre des baux, ce buste solide et lourd vous offre une qualité exceptionnelle.

Technique moderne

Scanné à partir de l’œuvre original grâce à un scanner de haute précision puis imprimé en 3D, ce buste est une réplique exacte de celui retrouvé dans le Rhône

L’HISTOIRE

Un buste de César réalisé de son vivant et récemment repêché dans le Rhône à Arles, dont le dictateur romain fut le fondateur en 46 avant JC, constitue une découverte « qui fait partie du patrimoine mondial », explique l’archéologue Luc Long qui a dirigé les fouilles.

« C’est le seul buste connu du vivant de César, sauf le masque de Turin réalisé juste avant ou juste après sa mort, et c’est le plus ancien », déclare à l’AFP Luc Long, 55 ans, conservateur en chef du patrimoine au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), qui dépend du ministère de la Culture et a son siège à Marseille.

« Même à Rome, on n’a jamais retrouvé un portrait de César de son vivant », ajoute l’archéologue qui plonge dans le Rhône depuis une vingtaine d’années. « Jusqu’à présent, on connaissait 20 à 25 portraits de César si on élimine ceux de la Renaissance et ils sont essentiellement posthumes ».

Le buste en marbre a été trouvé par un membre de son équipe, Pierre Giustiniani, lors d’une campagne menée d’août à début octobre 2007 sur la rive droite du fleuve près de l’actuel quartier de Trinquetaille. « On est tombé sur une zone très riche », explique l’archéologue.

Au total, une centaine d’objets ont été sortis de la vase: un chapiteau corinthien en marbre, des colonnes, des statues dont un Neptune sculpté du IIIe siècle après JC et un captif en bronze. Après étude et traitement, ils doivent être exposés en septembre 2009 au Musée départemental d’Arles.

« Tous ces objets ont une histoire différente », raconte Luc Long, « le César est le plus ancien, il date de l’époque républicaine de Rome et atteste que sur cette rive d’Arles il y avait des références au César vivant qui avait créé la ville ».

Le buste a probablement été jeté dans le fleuve après l’assassinat de César, durant la période troublée avant que son fils adoptif Octave devienne le premier empereur romain.

Cette rive face au centre-ville actuel, maintes fois remblayée, avait été très peu fouillée. Les découvertes annoncées mardi soir laissent penser qu’il y avait là « des édifices publics très importants », pense l’archéologue rappelant que « le poète bordelais Ausone venu à Arles au IVe siècle parle d’une double ville ». De nouvelles fouilles sont prévues.

Le buste, au nez cassé, date vraisemblablement d’entre 49 et 46 av. JC, au moment où César fonde la colonie romaine d’Arles pour remercier la cité celto-ligure, implantée là, de l’avoir aidé à faire tomber Marseille en construisant douze galères de guerre dans ses chantiers navals.

« C’est bien la physionomie de César, je l’ai reconnu tout de suite quand il a été au grand jour, mais c’est une image nouvelle, avec le vérisme de l’époque » et avant les représentations conventionnelles d’un César divinisé, explique l’archéologue. Il a consulté moult spécialistes de l’histoire de l’art comme de la morphologie médico-légale pour conforter sa découverte.

« On retrouve le cou allongé, les plis qui marquent l’âge –il devait avoir une cinquantaine d’années–, la pomme d’Adam saillante, le front haut et large, la calvitie bien marquée » qui, selon Suétone, historien latin, lui inspirait tellement de dépit qu’il avait obtenu de porter une couronne de lauriers pour la masquer.

Tous les portraits connus de César ont été identifiés grâce aux monnaies puisqu’il a eu le privilège d’avoir de son vivant de la monnaie frappée à son effigie.

Luc Long a fouillé les mers de Malte à la Libye en passant par le Gabon, mais c’est dans sa ville natale qu’il a trouvé ce trésor: « c’était sous mes fenêtres », s’amuse-t-il.