Depuis plus de 400 ans, les Baux de Provence et Monaco sont liés historiquement.

Tout d’abord, au XVIIe siècle, le village des Baux de Provence devient un centre de protestantisme et tente même une révolte sous la direction de la famille Manville. Lassés d’être sans cesse pris pour cible, les habitants négocient avec la couronne, le rachat du territoire du château et le droit d’en démanteler les fortifications. Louis XIII y consent en 1631.

C’est en 1642 qu’il érigera les Baux en marquisat à Hercule Grimaldi, fils du prince Honoré II de Monaco, pour le remercier de sa politique favorable à la couronne de France. Sous-tutelle espagnole, il cherche à s’en défaire et se range alors du côté de la France qui remporte la bataille.

Photo @hellolapomme (Flickr)

Le Traité de Péronne signé par Honoré II pour Monaco et Louis XIII pour la France permet à la Principauté de retrouver sa liberté et de bénéficier de la protection française. Le roi décide également d’offrir certains territoires dont le marquisat des Baux de Provence ou encore la seigneurie de Saint Rémy de Provence, en compensation de ses biens confisqués par les Espagnols.

C’est à la révolution française que la famille Monégasque est dépossédée des lieux mais le titre Marquis des Baux continue toujours d’être porté par le prince héréditaire, le prince Jacques né en 2014. D’ailleurs il est le seul à ne pas porter un titre qui fait référence à un territoire de son propre pays.

Aujourd’hui encore, le patrimoine historique du village conservent les traces du passé de cette union. Les marquis des Baux ont depuis toujours, contribué à sa restauration et sa mise en valeur.

 

On retrouve notamment :

  • Le drapeau monégasque à côté du drapeau baussenc devant l’hôtel de Manville où se situe la mairie.
  • Le blason Grimaldi (un écu quadrillé de losanges rouges et argent) figure sur une des fenêtres à meneaux donnant sur la cour.
  • La Porte d’Eyguières est ornée des armoiries des princes de Monaco qui l’ont restauré au XVIIe siècle.
  • Dans l’église Saint Vincent, une bande peinte en noir avec les armes des princes de Monaco témoigne du service funèbre donné en l’honneur du marquis des Baux.
  • Les vitraux de l’église Saint Vincent ont été offerts par le Prince Rainier III et posés en 1962. Celui-ci a également fait restaurer les fresques Renaissance décorant l’une des salles du rez de chaussée du Musée Yves Brayer (anciennement Hôtel de Porcelet) ou encore les vestiges de l’ancienne chapelle du château.